L'échauffement

PREPARATION PHYSIQUE DU JEUNE

 JOUEUR AVANT L'EFFORT 

 

MAITRISE DE L'ECHAUFFEMENT

 

1/ DU TRONC ET DES MEMBRES SUPERIEURS

bras - épaules - tête et cou

2/ DES MEMBRES INFERIEURS

chevilles et articulations - mollets - cuisses - bassin

3/ CONTROLE DE LA RESPIRATION

4/ CONTROLE DU COEUR

5/ ETIREMENTS

6/ RECUPERATION

7/PRECAUTIONS

 

SON UTILITE ? SES STRUCTURES ? SES OBJECTIFS ?

Parmi les normes éducatives, la préparation physiologique avant l’effort est un comportement attendu de la "maîtrise" technique individuelle, situation sans laquelle, la logique d’effort physique ne peut être respectée.

 

1/ Maîtrise du corps :

l’échauffement des muscles et des articulations, l’augmentation de la fréquence cardiaque et de la fonction pulmonaire, sont les composantes physiologiques principales de préparation à l’effort. Cette démarche peut être personnelle ou collective, sous l’autorité ou non, de l’éducateur, du capitaine de l’équipe, ou de l’accompagnateur. L’échauffement du corps doit être une démarche proprioceptive ; il doit renseigner le compétiteur sur la sensibilité de ces muscles et articulations, sur le mouvement et l’équilibre, sur la respiration et le cœur. Avant l’effort physique 10 minutes de préparation sont essentielles et les parties du corps à impliquer sont :

les muscles : ( exercices de mise en éveil des muscles impliqués ) La sensation de chaleur, la sudation et la coloration du visage sont des indicateurs de préparation. La température des muscles passe de 36° ( muscles les + froids ) à 38° ( muscles chauds ) près à l’effort, en 10 à 15 minutes.

les articulations : (assouplissements - étirements muscles relâchés ) principalement adducteurs, muscles du devant et de l’arrière de la cuisse, de la hanche et du mollet.

le coeur et les poumons : ( petits sprints + récupération ) L’éducateur contrôle l’activité motrice de l’échauffement, l’augmentation progressive de la fréquence cardio-pulmonaire ( battements de 140 à 160 pulsations par minute maxi et équilibre O2 de la fonction pulmonaire )

* Travail des muscles.

L’échauffement collectif peut être exercé de façon ludique, avec ou sans ballon, en organisant de petits jeux réduits, lorsque l’espace le permet. Lorsque l’échauffement collectif ne peut être possible, chaque enfant doit alors connaître de nombreux exercices gymniques et respiratoires, appropriés et initiés par l’action de formation aux entraînements. Les enfants initiés peuvent se prendre en charge, l’échauffement peut alors tourner seul. Pour l’éducateur, il est aussi nécessaire de connaître des données physiques se rapportant aux divers stades de développement des individus que l’on a en charge. L’âge ( 8-12 ans ) est le premier indicateur qui permet d’être informé des niveaux de développement psychomoteur et physiologique des jeunes.

* Travail de la souplesse des articulations.

Parmi les exercices individuels d’assouplissement, la méthode contraction-relâchement des étirements, ne peut, à cet âge de croissance être prodiguée que par des éducateurs instruits sur les propriétés physiologiques et mécaniques des muscles. Les problèmes d’ostéochondrose ( inflammation du cartilage formateur des os ) dus à la sur-utilisation sportive des jeunes organismes ( 8-12 ans ) , nous conduisent à la plus grande vigilance. Il vaut mieux s’abstenir de faire de mauvais étirements et ne pas aggraver certaines pathologies, hyper pression rotulienne, apophysite tibiale, survenant le plus souvent en période de croissance pubertaire et surtout dues à l’activité sportive. L’hypertonie ou augmentation du tonus musculaire est à proscrire chez l’enfant, elle doit être réservée à l’adulte.

Seule la forme de stretching, étirement d’un muscle relâché, peut être pratiquée avec modération. Les étirements apportent peu de chaleur, ils ne sont pas essentiels à l’échauffement.

* Travail de l’équilibre cœur et oxygène.

 L’amélioration VO2 maxi à l’entraînement permet l’équilibre O2 à des pulsations assez importantes durant l’effort. A l’échauffement contrôler les pulsations et surveiller que l’enfant reste bien en aérobie.

2/ Maîtrise psychologique: 

Si le besoin physiologique de préparation est réduit chez le jeune joueur, celui-ci est cependant important pour d’autres raisons. Prise de repères par rapport au jeu avec l’éducateur, les équipiers et le ballon. Il renforce le mental du groupe quand il est mené réuni avec l’éducateur, qui met en place alors le plan de jeu et défini le rôle de chacun poste par poste. C’est le moment de mettre en avant le plaisir de jouer et de fixer des objectifs collectifs réalistes. Mené individuellement il favorise aussi la concentration individuelle par une préparation isolée psychologique. L’éducateur peu procédé aussi à l’entretien individuel, encouragement, stimulation des qualités, correction des défauts. L’entraînement spécifique du gardien avant match est une stimulation à la motivation.

NB / La préparation psychologique commence à l’initiation et se confond à l’éducation des maîtrises.

   

LA REALITE DU TERRAIN UN TOUT AUTRE CONTEXTE

3/ Maîtrise du comportement face à l’environnement : son intérêt sur la santé de l’enfant. L’illustration de l’échauffement léger, précédant immédiatement une compétition sportive, confère des données logiques, essentielles et indispensables, que les accompagnateurs non professionnels, peu ou pas formés, souvent des parents accompagnateurs bénévoles, doivent pouvoir prendre en charge. Eviter un échauffement trop long qui entamerai le potentiel physique. Attention entre le sur-échauffement et le pas assez.

Que l’on soit entraîneur ou accompagnateur il n’est pas toujours aisé d’adapter ses connaissances pour la mise en place d’un échauffement pertinent auprès des jeunes. Le mauvais comportement des jeunes joueurs à l’échauffement d’avant match reflète beaucoup du manque d’adaptation à l’environnement. Pratiquer l’essentiel dans la simplicité, en fonction du temps ( chaud – froid – pluie ), de l’horaire ( matin – après-midi ) de l’espace, met en évidence une adaptation à cet environnement.

Le problème du joueur remplacé et du joueur remplaçant, les matchs de coupe ou tournois, avec efforts à caractères intermittents, entraînent des adaptations spécifiques pour les jeunes organismes.

L’élévation de la température pendant l’effort nous amènera à bien surveiller que les joueurs remplacés ne refroidissent pas, mettent un survêtement ou coupe-vent en période hivernale et en cas de pluies. En période de froid ou de pluie ne retenir parfois que l’aspect thermogène. Rester au vestiaire, enlever son survêtement au dernier moment, faire l’échauffement seulement 10 mn avant la rencontre. Responsabiliser les accompagnateurs pour savoir annuler une rencontre en cas de mauvais temps.

A l’entraînement éviter les exercices individuels et les temps morts en période hivernale. Ne pas hésiter à annuler l’entraînement en cas de grand froid ou de fortes pluies. Initier le jeune joueur à des exercices systématiques et rendre spontanée leur exécution en s’adaptant aux conditions.

 (voir normes d’apprentissage aux maîtrises correspondantes)

   CONCLUSION

Commencer l’entraînement du mercredi par un réveil musculaire éducatif et inciter l’enfant à connaître quelques mouvements qu’il fera le samedi avant son plateau. Le faire à chaque fois, ne jamais laisser tomber l’échauffement. 

    dp

Etabli le 20 avril 2004 

 CONSEIL ET REGLE

Mettre en place une action de formation auprès des parents accompagnateurs d’équipe, pour un minimum de compétences. Définir des règles, informer, initier et démontrer l’importance de l’échauffement. C’est peut être dans le domaine du football que la réglementation sur cet aspect a été la mieux adaptée, en raison des efforts soutenus des Ligues et de la Fédération depuis déjà de nombreuses années.
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